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7 façons de prendre soin de soi au quotidien sans culpabiliser

11 sept.
16 min de lecture

Il y a des journées où l'on a l'impression d'avoir passé son temps à répondre aux besoins des autres. Le travail demande de l'attention, la famille demande de la disponibilité, les messages attendent une réponse, les courses doivent être faites et les rendez-vous ne se déplacent pas toujours comme on le souhaiterait. On avance, on organise, on anticipe, on s'adapte. Puis vient le soir, avec cette sensation étrange d'avoir été occupée toute la journée sans avoir réellement eu un moment pour soi.

Dans ces périodes, prendre soin de soi est souvent la première chose que l'on repousse. On se dit que l'on s'en occupera plus tard, lorsque le rythme sera moins intense, lorsque les obligations seront terminées ou lorsque l'on aura enfin un peu de temps. Le problème, c'est que ce moment idéal arrive rarement. Il y aura toujours quelque chose à faire, quelqu'un à aider, un imprévu à gérer ou une nouvelle priorité qui viendra prendre la place de la précédente.

C'est justement pour cette raison que le self-care, ou fait de prendre soin de soi, mérite d'être envisagé autrement. Il ne s'agit pas de remplir son agenda de nouvelles habitudes, de s'offrir régulièrement des produits ou de transformer son quotidien en programme de bien-être. L'Organisation mondiale de la Santé définit aujourd'hui l'auto-prise en charge comme la capacité des personnes, des familles et des communautés à promouvoir et maintenir leur santé, à prévenir certaines maladies et à faire face aux difficultés de santé, avec ou sans l'accompagnement d'un professionnel. Elle inclut notamment le sommeil, l'alimentation, l'activité physique et les relations sociales. L'OMS précise également que l'auto-prise en charge complète le système de santé et ne le remplace pas.

Cette définition permet de sortir d'une vision très commerciale du self-care. Prendre soin de soi peut être un bain ou une bougie, mais cela peut tout autant être une nuit de sommeil supplémentaire, une promenade, un repas pris tranquillement, un « non » posé au bon moment, une conversation avec quelqu'un que l'on aime ou quelques minutes passées à écrire ce que l'on ressent.

Et parfois, prendre soin de soi consiste même à ne rien ajouter à sa journée.

Il s'agit plutôt de retrouver une relation plus attentive avec soi-même.


Femme prenant un moment pour elle avec un carnet et une infusion

Prendre soin de soi, qu'est-ce que cela signifie vraiment ?


L'expression « prendre soin de soi » paraît évidente jusqu'au moment où l'on essaie de la définir. Pour certaines personnes, elle évoque le repos et la détente. Pour d'autres, elle renvoie davantage à la santé, au sport, à la beauté ou au développement personnel. En réalité, ces différentes dimensions peuvent toutes avoir leur place, à condition de ne pas réduire le bien-être à une succession de plaisirs ou de performances.

Se faire plaisir et prendre soin de soi ne sont pas exactement la même chose. S'offrir un livre, un vêtement ou un soin peut être agréable et contribuer à un moment de bien-être, mais le self-care peut aussi demander une décision moins confortable. Se coucher alors qu'on préférerait continuer à regarder une série, consulter un professionnel lorsque quelque chose nous préoccupe, reconnaître que l'on a besoin d'aide, annuler une activité parce que l'on est épuisée ou refuser une responsabilité supplémentaire sont également des manières de prendre soin de soi.

Il ne s'agit pas non plus d'égoïsme. L'égoïsme consiste à faire systématiquement passer ses propres intérêts avant ceux des autres, sans tenir compte de leurs besoins. Prendre soin de soi est différent : cela signifie reconnaître que notre énergie, notre attention et notre temps sont des ressources limitées. Nous avons donc besoin de les préserver.

L'OMS considère d'ailleurs les personnes comme des acteurs de leur propre santé et souligne que les habitudes favorables au bien-être peuvent participer à cette démarche. Elle cite notamment une alimentation saine, l'activité physique, un sommeil suffisant et le maintien des relations avec les autres.

Prendre soin de soi est donc moins une récompense qu'une forme d'attention régulière. C'est apprendre à remarquer ce dont on a besoin avant que le corps ou l'esprit ne soit obligé de le réclamer beaucoup plus fort.



Nous sommes souvent très attentifs à ce dont les autres ont besoin. Nous savons lorsqu'un enfant est fatigué, lorsqu'un proche a besoin de parler, lorsqu'une tâche doit être terminée ou lorsqu'un collègue attend quelque chose de nous. En revanche, il est parfois beaucoup plus difficile de savoir ce qui se passe en nous-mêmes.

Nous pouvons identifier la fatigue sans nous autoriser à nous reposer. Nous pouvons sentir notre irritabilité augmenter sans comprendre que nous avons simplement besoin de calme. Nous pouvons avoir envie de nous isoler et culpabiliser immédiatement, alors qu'un peu de solitude serait peut-être exactement ce qui nous permettrait de récupérer. À l'inverse, nous pouvons nous sentir apathique alors que ce dont nous aurions besoin serait de sortir, de bouger ou de retrouver quelqu'un.

Écouter ses besoins ne signifie pas suivre chacune de ses envies. Il s'agit plutôt d'apprendre à observer les signaux que notre corps et notre esprit nous envoient. Ai-je besoin de repos ou d'un changement d'environnement ? Est-ce de solitude dont j'ai besoin, ou de lien ? Suis-je réellement disponible pour cette nouvelle demande ? Est-ce que je continue cette activité parce qu'elle me fait du bien, ou simplement parce que j'ai pris l'habitude de la faire ?

Cette écoute demande un peu de temps, surtout lorsque l'on a pris l'habitude de fonctionner en mode automatique. Elle peut pourtant devenir un repère précieux. Avant de commencer une nouvelle journée ou au moment de la terminer, quelques secondes peuvent suffire pour se demander comment on se sent réellement et ce dont on aurait besoin.

Il n'y aura pas toujours de réponse immédiate. Et ce n'est pas grave. Prendre soin de soi commence parfois simplement par le fait de s'autoriser à poser la question.



Le repos est paradoxalement l'une des choses les plus difficiles à s'accorder lorsque l'on a beaucoup de responsabilités. Nous avons tendance à considérer qu'il arrivera après le reste. Une fois le travail terminé, une fois la maison rangée, une fois les messages traités, une fois toutes les obligations accomplies.

Mais il y aura presque toujours une tâche supplémentaire.

Le repos devient alors une récompense que l'on repousse indéfiniment.

Pourtant, dormir suffisamment et disposer de temps de récupération ne sont pas des luxes. Le sommeil joue un rôle essentiel dans la santé et la récupération, et Santé publique France le présente comme un déterminant important de la santé.

Prendre soin de soi peut donc commencer par regarder différemment ses soirées. Est-ce que cette heure supplémentaire passée à travailler ou à faire défiler son téléphone est réellement nécessaire ? Est-ce que le lendemain sera meilleur parce que tout aura été terminé, ou simplement plus difficile parce que l'on aura encore réduit son temps de récupération ?

Le repos ne signifie pas forcément dormir. Il peut aussi s'agir d'une période durant laquelle aucune performance n'est attendue. Lire quelques pages, écouter de la musique, regarder dehors, s'asseoir tranquillement avec une boisson chaude ou marcher sans objectif précis sont des façons de sortir momentanément du mode « faire ».

L'OMS rappelle d'ailleurs que quelques minutes quotidiennes peuvent déjà être consacrées à des techniques de gestion du stress.  Cela ne signifie évidemment pas que dix minutes suffisent à résoudre une période d'épuisement, mais cela remet le temps disponible en perspective : prendre soin de soi ne nécessite pas toujours de disposer d'une demi-journée.

Parfois, dix minutes réellement consacrées à la récupération valent mieux qu'une heure de pause passée à répondre à des messages.



Le corps est souvent le premier à signaler que quelque chose ne va pas. Fatigue, tensions, manque de sommeil, sensation de lourdeur ou besoin de bouger peuvent nous rappeler que nous ne sommes pas uniquement un esprit occupé par des responsabilités.

Prendre soin de son corps ne signifie pourtant pas suivre une routine parfaite. Il ne s'agit pas de transformer chaque repas, chaque séance de sport ou chaque nuit de sommeil en objectif à atteindre. Il s'agit de retrouver une relation plus attentive avec des besoins fondamentaux.

L'activité physique en est un bon exemple. L'OMS recommande aux adultes de pratiquer régulièrement une activité physique et souligne ses bénéfices sur la santé physique, mais aussi sur la santé mentale, le sommeil et le bien-être. Elle insiste également sur un principe particulièrement intéressant lorsqu'on cherche à prendre soin de soi sans pression : faire un peu d'activité est déjà préférable à ne pas en faire du tout.

Cela peut changer complètement notre manière d'envisager le mouvement. Une promenade dans le quartier, quelques déplacements à pied, du jardinage, du vélo, de la danse ou une activité que l'on aime peuvent avoir leur place sans qu'il soit nécessaire de suivre un programme exigeant.

Il en va de même pour l'alimentation. Prendre soin de soi ne signifie pas rechercher une alimentation parfaite. Cela peut simplement consister à prendre davantage conscience de ce que l'on mange, à retrouver des repas réguliers et variés et à éviter que l'alimentation devienne une variable d'ajustement lorsque les journées sont trop chargées.

Le corps n'a pas besoin d'être constamment amélioré. Il a besoin d'être écouté, nourri, reposé et mis en mouvement.



Il est parfois plus facile de reconnaître une douleur physique qu'une fatigue émotionnelle. Lorsque quelque chose nous fait mal physiquement, nous cherchons naturellement une solution. Pour ce qui concerne notre monde intérieur, nous avons parfois tendance à continuer comme si de rien n'était.

Pourtant, prendre soin de soi signifie aussi créer suffisamment d'espace pour remarquer ce qui nous traverse.

Une journée difficile n'a pas forcément besoin d'être immédiatement transformée en expérience positive. Une émotion désagréable n'a pas toujours besoin d'être supprimée. Il peut simplement être utile de reconnaître qu'elle est là.

L'écriture peut offrir cet espace. Prendre un carnet et noter ce qui nous préoccupe permet parfois de sortir certaines pensées du flux intérieur pour les regarder avec un peu plus de distance. Cela ne constitue pas un traitement psychologique et les effets de l'écriture varient selon les personnes et les pratiques. Les recherches disponibles suggèrent néanmoins que certaines formes d'écriture peuvent avoir des effets favorables sur certains aspects du bien-être, tandis que les résultats sont plus variables lorsqu'il s'agit du stress ou de l'anxiété. Il est donc préférable de considérer le journaling comme un outil possible d'introspection plutôt que comme une solution universelle.

La méditation, la respiration ou d'autres pratiques de relaxation peuvent également créer un espace de pause. Là encore, leur intérêt ne tient pas à une promesse miraculeuse. Elles peuvent simplement aider certaines personnes à interrompre momentanément le flux des sollicitations et à revenir à ce qui se passe ici et maintenant.

Et parfois, prendre soin de sa santé mentale signifie quelque chose de plus important encore : demander de l'aide. Lorsque la souffrance devient importante, persistante ou perturbe la vie quotidienne, parler à un professionnel de santé est une démarche de soin, pas un échec personnel.

Le self-care n'a jamais eu vocation à remplacer les soins.

L'OMS insiste précisément sur ce point : l'auto-prise en charge complète les services et les professionnels de santé, elle ne les remplace pas.



Il existe une forme de fatigue qui ne vient pas seulement de la quantité de choses que nous faisons, mais de la quantité de choses auxquelles nous devons rester disponibles.

Un téléphone qui sonne. Une notification. Un message professionnel. Une demande familiale. Une invitation. Un service à rendre. Une nouvelle sollicitation alors que la journée est déjà pleine.

Nous pouvons finir par avoir l'impression que notre temps ne nous appartient plus complètement.

Poser des limites est alors une manière très concrète de prendre soin de soi. Cela peut commencer par ne pas répondre immédiatement à chaque message, définir des moments sans téléphone ou protéger certaines plages horaires de la journée. Cela peut aussi signifier apprendre à dire non lorsque l'on sait que l'on n'a plus les ressources nécessaires.

Dire non n'est pas nécessairement rejeter l'autre. C'est parfois simplement reconnaître ses propres limites.

Cette idée est particulièrement importante pour les personnes qui ont tendance à accepter beaucoup de responsabilités par peur de décevoir. À force de dire oui aux autres, on peut finir par dire non à ses propres besoins : non au repos, non au temps libre, non à la créativité, non aux relations qui nous font du bien.

Prendre soin de soi ne consiste donc pas uniquement à ajouter une activité agréable. Il peut aussi consister à retirer une demande qui n'a plus sa place. C'est peut-être l'une des formes de self-care les moins visibles et pourtant les plus importantes.



Lorsque la vie devient très organisée autour de ce qui est utile, les activités qui n'ont pas d'objectif immédiat disparaissent souvent les premières. La lecture peut attendre. La promenade peut attendre. La musique peut attendre. La créativité peut attendre. Les amis peuvent attendre.

Et peu à peu, les journées deviennent une succession de choses nécessaires.

Pourtant, une vie équilibrée ne se résume pas à ce qui doit être fait.

Il y a aussi ce qui nous nourrit intérieurement.

Une activité peut être précieuse simplement parce qu'elle nous procure du plaisir, stimule notre curiosité ou nous permet de nous sentir vivante. Lire un roman, cuisiner, peindre, photographier, jardiner, écouter de la musique, marcher dans la nature, visiter un endroit nouveau ou passer du temps avec quelqu'un que l'on aime n'ont pas besoin d'être transformés en objectifs de développement personnel.

Le lien avec les autres mérite d'ailleurs une place particulière. L'OMS a publié en 2025 un rapport consacré au lien social et souligne les effets de la solitude et de l'isolement sur la santé et le bien-être. Elle considère le lien social comme un enjeu important de santé publique.

Prendre soin de soi peut donc signifier appeler une amie, partager un repas, retrouver sa famille ou simplement prendre le temps d'une conversation qui ne soit pas interrompue par une notification.

Mais cela peut aussi signifier préserver une solitude choisie.

Nous n'avons pas tous besoin de la même quantité de lien, de mouvement, de silence ou de stimulation. C'est justement pourquoi le self-care ne peut pas être réduit à une routine universelle.

Ce qui fait du bien à une personne peut épuiser une autre. L'essentiel est de retrouver ce qui vous ressource réellement.



Il existe enfin une manière très simple de donner une place concrète au fait de prendre soin de soi : créer un rituel.

Le mot peut sembler chargé de connotations spirituelles, mais un rituel de bien-être n'a pas besoin de l'être. Il peut simplement s'agir d'une petite séquence volontairement répétée pour marquer un temps de pause.

Préparer une infusion, allumer une bougie, ouvrir son carnet et écrire quelques lignes. S'installer dans un fauteuil avec un livre. Écouter une musique de méditation. Sortir marcher le dimanche matin. Prendre quelques minutes pour respirer avant de commencer sa journée.

Ce qui transforme ces gestes en rituel n'est pas leur caractère exceptionnel. C'est l'intention que nous leur donnons.

Chez AylaM Boutique, cette idée occupe une place centrale. Une bougie, une infusion, un carnet, une musique ou une Box Bien-être peuvent accompagner un moment de reconnexion, mais aucun objet n'est indispensable pour créer un rituel. Vous pouvez commencer avec ce que vous avez déjà chez vous.

L'intérêt d'un petit rituel est surtout de créer un repère. Dans une journée où beaucoup de choses sont imposées par l'extérieur, il existe alors un moment choisi consciemment.

Il ne s'agit pas de réussir une routine. Il s'agit de créer un endroit dans la journée où l'on peut revenir à soi. Et si certains jours le rituel n'a pas lieu, ce n'est pas un échec. Le self-care ne devrait pas devenir une nouvelle source de culpabilité.


Prendre soin de soi sans ajouter une nouvelle obligation


C'est probablement le piège le plus important du self-care moderne.

On découvre les bienfaits du sommeil, de la méditation, du sport, de l'écriture, de la relaxation, de la lecture, des promenades et des activités créatives. Puis, sans s'en rendre compte, on transforme toutes ces possibilités en obligations.

Il faudrait méditer le matin, marcher chaque jour, écrire dans son journal, dormir huit heures, manger parfaitement, faire du sport, voir ses proches et prendre du temps pour soi.

La liste devient interminable.

Et le paradoxe apparaît : on se retrouve à devoir prendre soin de soi.

Ce n'est pas l'objectif.

Le self-care peut être beaucoup plus souple. Cinq minutes de respiration aujourd'hui, une promenade demain, un coucher plus tôt le lendemain. Un moment de silence lorsque l'on en ressent le besoin. Une activité que l'on aime sans chercher à en tirer un bénéfice mesurable.

L'OMS rappelle que quelques minutes quotidiennes peuvent déjà être consacrées à certaines techniques de gestion du stress.  Cela peut être rassurant lorsque l'on pense ne pas avoir assez de temps.

Il n'est pas nécessaire d'attendre une journée parfaitement libre. Mais il n'est pas nécessaire non plus de remplir chaque minute disponible avec du self-care. Parfois, prendre soin de soi signifie simplement faire moins.


Mon rendez-vous avec moi-même : 10 minutes pour faire le point


Si vous souhaitez commencer simplement, prenez un carnet ou une feuille et accordez-vous dix minutes. Installez-vous dans un endroit relativement calme et oubliez, pendant ce court moment, l'idée de devoir trouver immédiatement des solutions.

Commencez par écrire ce qui vous vient lorsque vous pensez à cette phrase : « En ce moment, comment vais-je vraiment ? » Il ne s'agit pas de chercher une réponse positive ou négative, mais de mettre quelques mots sur votre état réel.

Puis demandez-vous : « De quoi ai-je le plus besoin aujourd'hui ? » La réponse peut être très concrète : dormir, sortir, être seule, voir quelqu'un, bouger, ralentir, parler, être aidée.

Continuez avec cette question : « Qu'est-ce qui prend actuellement trop de place dans ma vie ? » Une obligation, une relation, une habitude, une surcharge de travail, une préoccupation ou simplement trop de choses à gérer en même temps.

Demandez ensuite : « Qu'est-ce qui me fait du bien et que j'ai laissé de côté ? » C'est souvent ici que réapparaissent les choses que nous aimions avant que le quotidien ne prenne toute la place.

Enfin, choisissez une seule petite action à partir de ces réponses. Quelque chose de suffisamment simple pour être réaliste. Une promenade. Un appel. Une soirée sans écran. Quelques pages d'un livre. Un coucher plus tôt. Dix minutes dans votre espace de rituel.

Ne transformez pas cette décision en nouveau défi. L'objectif n'est pas de devenir meilleure dans l'art de prendre soin de vous. Il est simplement de vous remettre dans l'équation.


Prendre soin de soi, c'est aussi accepter de ne pas tout gérer seule


Le self-care trouve ses limites lorsque nous essayons de l'utiliser pour compenser une situation qui nécessite davantage qu'une routine personnelle.

Une personne qui dort mal à cause de conditions de travail difficiles ne résoudra pas nécessairement son problème avec une tisane du soir. Quelqu'un qui traverse une souffrance psychologique importante ne devrait pas avoir à croire qu'il lui suffit de méditer davantage. Une personne isolée ne peut pas toujours transformer seule sa situation grâce à une nouvelle habitude.

Notre bien-être dépend aussi de notre environnement, de nos relations, de nos conditions de vie et de notre accès aux soins.

C'est pourquoi prendre soin de soi peut parfois signifier demander de l'aide, consulter un professionnel ou accepter d'être accompagné.

Cette réalité ne rend pas les petits rituels inutiles. Elle leur donne simplement leur juste place. Une infusion, un carnet, une méditation, une promenade ou une bougie peuvent accompagner un quotidien plus doux. Ils ne doivent pas être présentés comme des traitements ou comme des solutions universelles.

Prendre soin de soi est une démarche personnelle, mais elle ne signifie pas devoir tout porter seul.


Prendre soin de soi, c'est recommencer à s'écouter


Nous avons parfois l'impression que prendre soin de soi signifie devenir une nouvelle version de nous-mêmes : plus organisée, plus sereine, plus sportive, plus productive, plus équilibrée.

Et si c'était beaucoup plus simple ?

Et si prendre soin de soi consistait d'abord à revenir vers ce que l'on ressent déjà ?

Écouter sa fatigue avant qu'elle ne devienne épuisement. S'accorder du repos sans attendre d'avoir terminé toutes les tâches. Bouger parce que le corps en a besoin. Nourrir son corps correctement. Préserver une relation importante. Dire non lorsqu'une demande dépasse nos ressources. Retrouver une activité que l'on aimait. S'accorder quelques minutes sans objectif.

Il n'est pas nécessaire de transformer toute sa vie pour commencer.

Un petit espace peut suffire.

Un carnet ouvert sur une table. Une infusion préparée tranquillement. Quelques minutes de musique. Une promenade. Un moment de silence. Un rituel qui n'appartient qu'à vous.

Chez AylaM Boutique, c'est cette vision du bien-être que nous souhaitons accompagner : un bien-être qui ne demande pas la perfection, qui ne transforme pas chaque pause en performance et qui laisse à chacun la liberté de trouver son propre chemin.

Les Box Bien-être, les carnets, les bougies, les infusions et les contenus de méditation peuvent devenir des supports pour créer ces parenthèses, mais le véritable rituel commence bien avant l'objet. Il commence lorsque vous décidez que votre propre bien-être mérite lui aussi une place.

Prendre soin de soi, finalement, ce n'est peut-être pas devenir quelqu'un d'autre. C'est recommencer à écouter la personne que l'on est déjà.


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📚 Pour aller plus loin


Si vous souhaitez approfondir cette réflexion, plusieurs ouvrages peuvent accompagner cette démarche.

Imparfaits, libres et heureux de Christophe André explore notamment notre rapport à nous-mêmes et aux exigences que nous nous imposons.

Le piège du bonheur de Russ Harris propose une réflexion sur notre rapport aux pensées et aux émotions, à partir de l'approche de l'ACT.

Trois amis en quête de sagesse de Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard ouvre quant à lui une réflexion plus large sur la vie intérieure, la bienveillance et la manière de construire une existence davantage en accord avec soi-même.

Pour une approche plus directement liée aux habitudes quotidiennes, Un rien peut tout changer de James Clear s'intéresse aux petits changements et à la manière de les inscrire progressivement dans son quotidien.

Enfin, La charge mentale des femmes… et celle des hommes d'Aurélia Schneider permet de prolonger la réflexion lorsque la difficulté à prendre soin de soi est liée à l'accumulation des responsabilités et à la sensation de devoir constamment penser à tout.


FAQ – Prendre soin de soi au quotidien


Comment prendre soin de soi au quotidien ?

Prendre soin de soi consiste à répondre régulièrement à ses besoins physiques, émotionnels, psychologiques et relationnels. Cela peut passer par le sommeil, l'activité physique, une alimentation équilibrée, le repos, les relations sociales et des activités qui procurent du plaisir.


Pourquoi est-il important de prendre soin de soi ?

Le self-care permet de participer activement au maintien de sa santé et de son bien-être. Il complète les soins et l'accompagnement des professionnels de santé, sans les remplacer.


Comment prendre soin de soi quand on manque de temps ?

Commencer par quelques minutes peut être plus réaliste qu'essayer de créer une longue routine. Une courte promenade, quelques respirations, un moment sans téléphone ou quelques lignes dans un carnet peuvent constituer une première pause.


Comment prendre soin de sa santé mentale ?

Le sommeil, l'activité physique, les relations sociales, les activités agréables et certaines pratiques de relaxation peuvent contribuer au bien-être mental. Lorsque la souffrance devient importante ou durable, un accompagnement professionnel peut être nécessaire.


Que faire pour se sentir mieux au quotidien ?

Il n'existe pas une solution identique pour tout le monde. Commencer par identifier son besoin du moment permet de choisir une action adaptée : repos, mouvement, lien social, calme, activité agréable ou réduction des sollicitations.


Qu'est-ce qu'un rituel de bien-être ?

Un rituel de bien-être est un moment choisi et répété qui permet de créer une pause ou de se reconnecter à soi. Il peut prendre la forme d'une méditation, d'une lecture, d'une infusion, d'une écriture personnelle ou d'une promenade.


Comment commencer le self-care ?

Commencez par une seule pratique simple et réaliste. L'objectif n'est pas de créer une routine parfaite, mais de trouver une manière régulière de répondre à un besoin réel.


Prendre soin de soi est-il égoïste ?

Non. Prendre soin de soi signifie reconnaître ses besoins et préserver ses ressources. Cela ne consiste pas à ignorer les autres, mais à ne pas considérer systématiquement ses propres besoins comme secondaires.


Combien de temps faut-il consacrer au self-care ?

Il n'existe pas de durée universelle. Certaines pratiques de gestion du stress peuvent être réalisées en quelques minutes. La régularité et l'adaptation à ses besoins sont plus importantes qu'une durée imposée.


Le self-care remplace-t-il un professionnel de santé ?

Non. L'OMS précise que l'auto-prise en charge complète le système de santé et les professionnels de santé ; elle ne les remplace pas.

 
 
 

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